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1Quelle distinction sépare le ban de l’arrière-ban ?
C’était l’armée féodale du royaume, réunie sous les bannières seigneuriales pour un service borné dans le temps.
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2À combien de jours par an la coutume bornait-elle le service d’ost ?
Au-delà, le vassal pouvait rentrer chez lui ou exiger solde. Cette brièveté interdisait les campagnes longues et les sièges : elle poussa les rois à racheter le service.
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3Qu’est-ce que la curia regis ?
Une assemblée mouvante de vassaux, de prélats et de familiers. De ce tronc unique sortirent par spécialisation le Parlement, la Chambre des comptes et le Conseil du roi.
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4Comment le fief se partage-t-il entre seigneur et vassal ?
Il n’appartient pleinement ni à l’un ni à l’autre. Héréditaire dès le Xᵉ siècle, le fief est la maille élémentaire de la société féodale.
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5Dans quel appareil le vassal plaçait-il ses mains pour l’hommage ?
Mains jointes dans celles du seigneur, puis le baiser de paix et le serment sur les Évangiles ou sur des reliques. Suivait l’investiture par un objet symbolique.
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6Qu’est-ce qui définissait le suzerain, par opposition au simple seigneur ?
Le roi de France, suzerain suprême, était le seul à ne relever de personne. Toute l’œuvre des Capétiens consista à transformer cette suprématie théorique en souveraineté réelle.
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7Qu’est-ce qui séparait les pays de coutume des pays de droit écrit ?
L’ordonnance de Montils-lès-Tours, en 1454, prescrivit la rédaction officielle des coutumes : ce qui n’était qu’usage devint texte.
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8Quelle était la fonction du sénéchal dans les provinces du Midi ?
Justice, finances, convocation de l’ost. Le grand sénéchal de France fut, aux XIᵉ et XIIᵉ siècles, le premier des officiers de la Couronne — jusqu’à ce que sa puissance le rendît suspect.
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9Quel office le chancelier de France occupait-il parmi les grands officiers ?
Gardien du sceau royal et chef de la justice du royaume, il était le seul dignitaire inamovible.
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10Pourquoi le chancelier ne prenait-il pas le deuil du roi défunt ?
Étant inamovible, il ne pouvait être destitué : le roi mécontent lui retirait seulement les sceaux, qu’il confiait à un garde des sceaux.
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11À quoi servait donc la charge de garde des sceaux ?
Le titre demeurait à l’un, la fonction passait à l’autre. Voilà comment une monarchie dite absolue contournait ce qu’elle ne pouvait pas défaire.
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12Quel insigne le connétable portait-il au sacre ?
Chef suprême des armées, il fut illustré par du Guesclin, Richemont et Montmorency. Sa puissance même finit par rendre la charge suspecte, et elle fut supprimée.
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13À qui les grands officiers de la Couronne étaient-ils attachés ?
Connétable, chancelier, amiral, maréchaux, grand maître, grand écuyer, grand chambellan. Ils tenaient les premiers rangs des cérémonies et portaient les insignes au sacre.
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14Qu’est-ce qui distingue un prince du sang d’un fils de France ?
Descendant légitime d’un roi de France, de mâle en mâle. Il n’appartient pas à la famille royale immédiate, mais a vocation à la couronne selon son rang.
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15À quel âge la majorité royale fut-elle fixée par Charles V, en 1374 ?
L’usage la compta ensuite à l’entrée dans la quatorzième année, soit treize ans accomplis. Charles IX, Louis XIII et Louis XIV furent déclarés majeurs à cet âge.
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16Que confère la dignité de lieutenant général du royaume ?
Le futur Charles V l’exerça après Poitiers, le comte d’Artois en 1814, le duc d’Orléans en juillet 1830 avant de prendre la couronne. Elle n’a jamais valu titre à la couronne.
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17Qui furent les légistes de Philippe le Bel ?
Pierre Flote, Guillaume de Nogaret, Guillaume de Plaisians. Ils forgèrent les formules décisives : le roi est empereur en son royaume, il ne tient sa couronne que de Dieu.
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18D’où venait la dignité de la noblesse de robe ?
Née de la vénalité des charges, elle n’était inférieure à la noblesse d’épée ni en droit ni souvent en fortune. Elle donna au royaume ses magistrats et ses administrateurs.
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19Que réclame l’ultramontanisme, contre le gallicanisme ?
Le pape est « au-delà des monts ». Combattue sous l’Ancien Régime, la doctrine triompha au XIXᵉ siècle, sous l’influence de Joseph de Maistre.
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20En quelles occasions chantait-on le Te Deum dans tout le royaume ?
Ordonné par lettres royales dans toutes les églises. Il était célébré à Notre-Dame de Paris en présence des cours souveraines et du corps de ville.
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