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1Combien de fleurs de lys y a-t-il sur les armes de France depuis Charles V ?
Vers 1376, Charles V en fixa le nombre à trois, en l’honneur de la Sainte Trinité. Avant lui, le bleu du blason en était semé sans nombre, comme un ciel d’étoiles.
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2De quelle couleur est le fond des armes de France ?
En langage d’armoiries on dit : d’azur semé de fleurs de lys d’or. L’or sur le bleu, c’est la lumière divine sur le champ du ciel.
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3Quelle fleur les botanistes reconnaissent-ils dans la fleur de lys ?
L’iris jaune des marais, et non le lys blanc des jardins. Les Francs, peuple des rivières du Nord, l’auraient cueilli au bord des eaux.
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4Que raconte la légende sur l’origine des trois fleurs de lys ?
Un ange les aurait remises à un ermite, pour qu’il les porte à Clovis par la reine Clotilde. Ce n’est pas de l’histoire : le récit fut inventé huit siècles plus tard.
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5Que fit la Révolution des fleurs de lys ?
On les gratta jusque sur la vaisselle et les reliures. Sous la Terreur, garder un lys chez soi pouvait mener en prison : on ne s’acharne ainsi que sur les signes qui gardent leur force.
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6Comment appelle-t-on les objets du sacre : la couronne, le sceptre, l’épée ?
Ils n’appartenaient à aucun roi en particulier, mais à la Couronne — c’est-à-dire à la France, dont chaque roi n’est que le dépositaire pour un temps.
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7Où gardait-on les regalia entre deux sacres ?
Chaque roi mourant les rendait à l’abbaye ; chaque roi nouveau venait les y reprendre. Les moines les portaient ensuite jusqu’à Reims en grand cortège.
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8Quel nom donnait-on à la grande couronne du sacre ?
Elle ne venait sans doute pas de lui, mais les rois se voulaient ses héritiers. Les pairs de France la soutenaient de la main au-dessus de la tête du roi, tant elle était lourde.
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9Comment s’appelait l’épée du sacre ?
C’est le nom de l’épée de Charlemagne dans la Chanson de Roland. Celle du Louvre est un assemblage de plusieurs siècles : chaque génération l’a réparée et transmise.
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10Qu’est-ce que la main de justice ?
La main lève trois doigts, comme pour bénir. Aucune autre monarchie n’a possédé cet objet : rendre la justice était le premier métier du roi de France.
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11Selon la légende, qui apporta la sainte ampoule au baptême de Clovis ?
La foule était si dense que le clerc portant le saint chrême ne pouvait passer. Une colombe descendit alors, une petite fiole au bec.
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12Quand ce récit de la colombe a-t-il été écrit ?
C’est Hincmar, archevêque de Reims, qui l’écrivit le premier. Grégoire de Tours, qui raconte longuement le baptême, ne dit pas un mot de la colombe.
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13En combien d’endroits l’archevêque oignait-il le roi ?
La tête, la poitrine, le dos, les épaules, les bras et les mains. La parcelle de baume prélevée était grosse comme un grain de blé.
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14Qu’est-ce qui faisait vraiment du prince un roi ?
Par elle, le roi devenait une personne consacrée. C’est pourquoi l’on dit un sacre, et non un couronnement.
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15Qu’advint-il de la sainte ampoule pendant la Révolution ?
En 1793, sur une place de Reims, devant la foule. Mais des Rémois en avaient sauvé en secret des parcelles : elles servirent encore au sacre de Charles X, en 1825.
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16Qu’était l’oriflamme ?
C’était d’abord la bannière de l’abbaye de Saint-Denis. Le roi, devenu protecteur de l’abbaye, eut l’honneur de la porter à la guerre.
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17Que veut dire le nom « oriflamme » ?
Du latin aurea flamma. Une simple étoffe de soie rouge, fendue en pointes comme des flammes, au bout d’une lance dorée. Ni broderie, ni pierreries.
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18Qui avait l’honneur de porter l’oriflamme au combat ?
Il la tenait déployée au plus fort de la mêlée, là où elle attirait tous les coups. Plusieurs porte-oriflammes le payèrent de leur vie.
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19Dans quel cas sortait-on l’oriflamme de l’abbaye ?
Jamais pour une querelle privée : seulement pour les causes du royaume ou de la chrétienté. Le roi venait la prendre sur l’autel après avoir entendu la messe.
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20À quelle bataille l’oriflamme disparut-elle pour toujours ?
Le 25 octobre 1415. Son porteur, un vieux chevalier qui avait demandé cet honneur comme un couronnement, périt avec elle dans la boue.
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