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1Comment le droit canonique qualifiait-il le roi de France sacré ?
Oint aux mêmes endroits que les évêques, revêtu de la dalmatique des diacres, communiant sous les deux espèces : il n’était plus un simple laïc.
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2De quelles basiliques le roi de France était-il chanoine honoraire ?
Ainsi que de Saint-Hilaire de Poitiers et de Saint-Jean de Lyon. Le titre de roi Très Chrétien, réservé aux Français par la papauté dès le XVᵉ siècle, n’était pas un compliment mais un statut.
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3Quel régime le concordat de 1516 remplaçait-il ?
Depuis 1438, chapitres et communautés élisaient librement évêques et abbés. Le Saint-Siège n’y consentait pas, et la couronne n’y trouvait pas son compte.
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4Comment le concordat de Bologne partageait-il la nomination des évêques ?
Le premier choisit l’homme, le second lui confère la juridiction spirituelle. Plusieurs centaines de bénéfices étaient en jeu.
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5Combien de temps fallut-il pour faire enregistrer le concordat au Parlement ?
Le Parlement et l’Université criaient à la vente des âmes. Leurs griefs n’étaient pas vains : le concordat ouvrit la voie à la commende et aux prélats plus courtisans que pasteurs.
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6Quel effet politique majeur le concordat eut-il sur le royaume ?
Là où les princes allemands et anglais gagnèrent à la Réforme les biens et les nominations de l’Église, le roi de France les possédait déjà. Il n’avait rien à gagner à rompre.
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7Que soutenait le gallicanisme dit royal ?
Le gallicanisme parlementaire, plus intraitable, faisait des magistrats les gardiens des libertés de l’Église gallicane.
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8Qui recueillit ces libertés gallicanes en quatre-vingt-trois articles, en 1594 ?
Le pape n’y peut lever de décimes sans le roi, ses bulles n’y sont publiées qu’après vérification, et l’appel comme d’abus porte devant le Parlement les excès des juges d’Église.
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9Qu’est-ce que le droit de régale ?
Et d’y pourvoir aux bénéfices. Louis XIV l’étendit en 1673 à tous les diocèses du royaume, y compris ceux qui en avaient toujours été exempts.
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10Qui résista d’abord à cette extension de la régale ?
Pavillon d’Alet et Caulet de Pamiers, bientôt soutenus par le pape Innocent XI. La crise qui suivit produisit la Déclaration des quatre articles.
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11Qui rédigea la Déclaration des quatre articles de 1682 ?
Votée le 19 mars 1682 par une assemblée extraordinaire du clergé. Son premier article pose que Pierre et ses successeurs n’ont reçu puissance que sur les choses spirituelles, non sur les civiles.
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12Le clergé payait-il la taille ?
Depuis le contrat de Poissy de 1561, où il s’était chargé d’une part des dettes de la couronne. De là viennent les décimes ordinaires et le don gratuit.
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13À quelle fréquence l’assemblée générale du clergé se réunissait-elle ?
Députés du premier et du second ordre élus par les provinces ecclésiastiques. Elle examinait l’état de l’Église, légiférait sur les séminaires et négociait avec les commissaires du roi.
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14Qu’avait-elle d’unique dans l’ancienne France ?
Les états généraux ne s’étaient plus réunis depuis 1614. Elle avait ses receveurs généraux, une liberté de parole singulière, et un crédit meilleur que celui du roi.
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15Combien le clergé accorda-t-il en 1788, alors qu’on lui demandait huit millions ?
Assortis de remontrances. Le don gratuit atteignait pourtant seize millions à la fin du siècle : l’assemblée savait dire non, et ce refus fut son dernier acte.
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16Quelle bulle, sollicitée par Louis XIV en 1713, empoisonna un demi-siècle de vie publique ?
Obtenue contre le jansénisme, elle divisa l’épiscopat et arma les parlements contre les évêques.
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17Quel ordre religieux un roi très chrétien dut-il chasser du royaume en 1764 ?
Les meilleurs serviteurs intellectuels de sa propre cause. Louis XV céda aux magistrats, contre son sentiment.
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18Que décida l’Assemblée nationale, le 2 novembre 1789, des biens du clergé ?
La nuit du 4 août avait déjà aboli la dîme. La vente des biens nationaux suivrait, et avec elle le financement de l’assignat.
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19Qu’imposait la Constitution civile du clergé, votée en juillet 1790 ?
Elle refaisait les diocèses sur la carte des départements, sans que Rome fût seulement consultée. Pie VI la condamna au printemps suivant.
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20Comment Louis XVI jugea-t-il sa sanction de ce texte ?
Signée sous la contrainte le 26 décembre 1790. Il n’en connut plus la paix et voulut s’en confesser jusque sur l’échafaud.
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