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1Quelle différence sépare la taille personnelle de la taille réelle ?
Personnelle dans les pays d’élections du Nord, réelle dans le Midi — où un noble possédant une terre roturière la payait donc comme un autre.
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2Quelle était la plaie de la répartition de la taille ?
De province en élection, puis de paroisse en paroisse, par des collecteurs pris parmi les habitants — et ruineuse pour ces collecteurs eux-mêmes, tenus du défaut des autres.
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3Sur quelle marchandise les aides pesaient-elles le plus lourdement ?
Les aides étaient les impôts indirects sur la circulation et la vente. Le fisc français a toujours su ce que boit la France.
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4Qu’était le « sel du devoir » dans les pays de grandes gabelles ?
Le sel étant monopole royal, chaque foyer devait en acheter au grenier une quantité fixée — à un prix qui pouvait décupler d’une province à l’autre.
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5Quelle province était franche de gabelle ?
Les pays rédimés du Sud-Ouest s’en étaient rachetés en 1553 ; la Normandie, au contraire, en était écrasée. De ces disparités naquit une contrebande immense.
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6Quelle ordonnance de 1320 organisa la Chambre des comptes ?
Détachée de la cour du roi, elle vérifiait les comptes des officiers de finance et veillait à l’inaliénabilité du domaine : son intransigeance a sauvé bien des lambeaux du patrimoine royal.
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7Que jugeait la Cour des aides ?
Elle protégeait le contribuable contre les traitants. C’était l’une des rares institutions à parler au roi au nom des taillables.
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8Quelle caisse centrale François Ier créa-t-il en 1523 ?
Tous les deniers du royaume devaient y affluer. Le principe était bon ; la pratique s’en écarta presque aussitôt.
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9Pourquoi Louis XIV supprima-t-il la charge de surintendant des finances ?
La chute de Fouquet, en 1661, l’en avait convaincu. Lui succéda le contrôleur général, simple commissaire révocable, sans état ni faste.
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10Que devint le contrôleur général des finances sous Colbert ?
Il tenait à la fois l’impôt, le commerce, les manufactures et les ponts et chaussées. Le titre était modeste, la fonction ne l’était pas.
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11Qu’est-ce que la Ferme générale, réunie par Colbert en 1681 ?
Quelque quarante fermiers généraux, adjudicataires d’un bail renouvelé tous les six ans, versaient au Trésor une somme certaine et levaient ensuite gabelles, traites, aides et tabac.
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12Combien d’hommes la Ferme générale employait-elle à la fin de l’Ancien Régime ?
C’était une administration privée aux dimensions d’un État. Elle donnait au roi de l’argent d’avance et sûr, au prix d’intéresser des particuliers à la rigueur du recouvrement.
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13Quel ouvrage les fermiers généraux élevèrent-ils autour de Paris à partir de 1784 ?
« Le mur murant Paris rend Paris murmurant. » Il fut haï avant d’être franchi.
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14Quel savant périt parmi les vingt-huit fermiers généraux exécutés en 1794 ?
La France perdit ce jour-là le plus grand savant qu’elle eût alors. La Terreur fit justice de l’institution à sa manière.
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15En quoi tenait la politique financière de Sully ?
Il allégea la taille, poursuivit les arriérés, remit en état routes et canaux, et laissa une réserve à la Bastille à la mort du roi.
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16Quelle triple exigence Turgot posa-t-il au roi en entrant en charge, en 1774 ?
C’est la lettre la plus honnête qu’un ministre ait jamais adressée à un souverain. Il tomba deux ans plus tard, emporté par la coalition des intérêts qu’il froissait.
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17Que reprochait-on au Compte rendu au roi publié par Necker en 1781 ?
Il montrait au public un budget en équilibre. Le succès de librairie fut immense ; la sincérité l’était moins.
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18Combien coûta à la France le soutien aux Insurgents américains ?
À la fin des années 1780, le service de la dette absorbait près de la moitié des recettes de l’État.
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19Que proposèrent Calonne puis Loménie de Brienne pour combler le déficit du royaume ?
Sur tous les propriétaires, sans distinction d’ordre. Les notables la refusèrent en 1787, les parlements ensuite. C’est pour dénouer cette impasse, et pour elle seule, que les états généraux furent convoqués.
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20De quoi la monarchie est-elle morte, en matière de finances ?
La France de 1789 était le pays le plus riche d’Europe continentale, et n’était pas proportionnellement le plus taxé. Il manquait au roi non la volonté de réformer, mais l’instrument.
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