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1De quel office domestique la charge de connétable est-elle issue ?
Comes stabuli, comte de l’étable. Par cette pente qu’ont toutes les institutions, les offices domestiques devinrent des dignités, puis des charges d’État.
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2En combien de maisons distinctes la maison du roi se divisait-elle ?
La première dirigée par le grand aumônier, d’ordinaire cardinal ; la deuxième forte de centaines d’officiers de bouche et de chambre ; la troisième composée des gardes du corps, des Cent-Suisses et des mousquetaires.
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3Quel rang les grands officiers de la couronne tenaient-ils à la cour ?
Ils étaient attachés non à la personne du roi mais à la Couronne elle-même, et portaient les insignes au jour du sacre.
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4Pourquoi la charge de connétable fut-elle supprimée en 1627 ?
Après la mort de Lesdiguières. On ne la releva plus : le chef suprême des armées était devenu un rival possible du souverain.
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5Quel surnom donnait-on par excellence au grand écuyer de France ?
Il régnait sur les écuries, les pages et les carrosses. Le grand maître de la maison du roi, lui, gouvernait tout l’hôtel et portait le bâton devant le souverain.
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6De quoi le grand maître des cérémonies était-il l’ordonnateur ?
C’était l’homme qui savait, seul, qui devait marcher devant qui. Charge dérisoire en apparence : à la cour, la préséance était la mesure du pouvoir.
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7Selon quel rythme servaient les quatre premiers gentilshommes de la chambre ?
Le système du quartier réglait la plupart des services de la maison : chacun servait trois mois et vivait le reste de l’année sur ses terres.
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8À quelle heure le premier valet de chambre réveillait-il Louis XIV ?
Il avait dormi au pied du lit. Commençait alors le lever, découpé en entrées successives dont chacune était une faveur mesurée.
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9Qui admettait l’entrée familière, la première du lever ?
Venaient ensuite la grande entrée, la première entrée, puis l’entrée de la chambre, qui ouvrait à un flot de courtisans.
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10Quelle distinction le roi accordait-il au coucher, d’un simple regard ?
Sans profit et sans fonction — elle valait pourtant qu’on eût attendu debout deux heures. Saint-Simon l’obtint et savait ce qu’il notait.
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11Que dit Saint-Simon de la manière dont Louis XIV distribuait ses faveurs ?
« Jamais personne ne donna de meilleure grâce, et n’augmenta tant par là le prix de ses bienfaits. » Le témoin le plus hostile est ici le plus lucide.
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12Comment les plus grands noms de France tenaient-ils le service de la maison du roi ?
On se disputait le droit de tenir la manche d’une chemise. Le grand seigneur qui, un siècle plus tôt, eût levé des troupes en Guyenne, se battait désormais pour tenir celle du roi.
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13Quel raisonnement fonde ce système, selon la doctrine du roi ?
On l’avait essayé par la force pendant cinq siècles sans résultat durable. Le grand seigneur qui eût levé des troupes en Guyenne se battait désormais pour tenir la chemise.
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14Dans quel ouvrage Louis XIV a-t-il lui-même nommé ce procédé ?
Il faut, écrit-il, savoir que les vaines distinctions gouvernent souvent mieux les hommes que les grandes récompenses, et qu’un prince doit avoir des bienfaits d’opinion.
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15Comment vivait la cour sous les derniers Valois ?
Elle entraînait derrière elle des milliers de chariots. François Ier ne s’arrêtait guère : les Bourbons, eux, se fixèrent davantage.
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16À quelle date Louis XIV installa-t-il définitivement à Versailles sa cour et son gouvernement ?
L’ancien pavillon de chasse de Louis XIII, métamorphosé par Le Vau, Hardouin-Mansart et Le Nôtre, devenait la capitale politique du royaume.
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17Combien de personnes vivaient à Versailles au temps de Louis XIV ?
Dont plusieurs milliers logées dans le château même, souvent dans des soupentes glacées dont les mémoires du temps disent l’inconfort.
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18Quelle résidence les rois réservaient-ils à l’automne et à la chasse ?
Compiègne servait aux manœuvres, Saint-Germain-en-Laye vit naître Louis XIV en 1638. Chaque demeure avait son usage et sa saison.
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19Quelle place La Bruyère occupait-il par rapport à la cour ?
Il l’observa en homme qui n’en était pas et n’en serait jamais. Son chapitre « De la Cour » reste le plus impitoyable diagnostic porté sur un milieu de pouvoir.
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20Que dit La Bruyère de l’homme qui sait la cour ?
« Il est profond, impénétrable ; il dissimule les mauvais offices, sourit à ses ennemis, contraint son humeur, déguise ses passions, dément son cœur. »
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