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1Quel massacre ouvrit les guerres de religion, en mars 1562 ?
Le duc de Guise y fit tailler en pièces une assemblée protestante. L’espoir de coexistence tenté depuis un an s’effondrait en un jour.
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2Combien de guerres civiles, et sur combien d’années ?
De 1562 à 1598, coupées de paix précaires que chaque camp rompait tour à tour. Aucune génération n’y échappa.
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3Quels souverains régnèrent pendant ces guerres ?
François II, mort à seize ans ; Charles IX, mort à vingt-trois ans ; Henri III enfin, assassiné. Trois règnes sous l’ombre portée de leur mère.
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4Quel titre Catherine de Médicis porta-t-elle à la mort de François II ?
Charles IX n’avait que dix ans. Elle affrontait l’épreuve la plus redoutable qu’eût connue la monarchie depuis la guerre de Cent Ans.
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5Qu’avait de remarquable l’édit de janvier 1562, avant Wassy ?
C’était la première tentative en Europe d’une coexistence légale des deux confessions. Elle fut préparée par le colloque de Poissy, où théologiens des deux camps disputèrent devant la cour.
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6Quel événement devait sceller la réconciliation en août 1572 ?
Toute la noblesse protestante était donc rassemblée dans la capitale. C’est ce qui rendra la nuit du 24 août si meurtrière.
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7Quel événement précipita la cour dans l’engrenage, le 22 août 1572 ?
Deux jours plus tard, la décision était prise. On craignait — à tort ou à raison — une prise d’armes protestante en représailles.
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8Que visait la décision prise par le conseil restreint dans la nuit du 24 août ?
Nul n’avait voulu ni prévu la fureur populaire qui suivit et ensanglanta Paris puis plusieurs villes. Reste que la raison d’État consentit cette nuit-là à l’irréparable.
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9Comment s’est formée la légende noire de Catherine de Médicis ?
Le Discours merveilleux, en 1575, en fit une empoisonneuse machiavélique préméditant le massacre de longue main. L’historiographie sérieuse a réduit cette caricature.
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10Que changea la mort du duc d’Anjou, dernier frère d’Henri III, en 1584 ?
Henri III n’avait pas d’enfant. La loi salique désignait donc un chef huguenot pour régner sur le royaume très chrétien : le nœud était impossible à trancher.
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11Sur quel appui étranger la Ligue catholique s’appuyait-elle ?
Philippe II finançait la Ligue et visait à faire couronner sa fille, l’infante Isabelle. Le parti catholique risquait ainsi de livrer la France à une dynastie étrangère.
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12Que fut la journée des Barricades, en mai 1588 ?
Henri III dut fuir sa propre ville. Le duc de Guise y régnait en maître, acclamé par un peuple qui n’obéissait plus au roi.
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13Que fit Henri III en décembre 1588, à Blois ?
Il crut ainsi décapiter la Ligue ; il la souleva tout entière. Il ne lui resta plus qu’à se réconcilier avec Henri de Navarre.
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14Comment mourut Henri III, le dernier des Valois ?
Jacques Clément le frappa d’un couteau à Saint-Cloud, le 1er août 1589. Mourant, il désigna Henri de Navarre pour successeur et l’exhorta à se faire catholique.
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15Combien de temps fallut-il à Henri IV pour entrer dans Paris après être devenu roi ?
Roi de droit dès août 1589, il n’entra dans sa capitale que le 22 mars 1594. Il dut conquérir son royaume ville par ville.
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16Où Henri IV abjura-t-il le protestantisme, en juillet 1593 ?
Dans la basilique où dormaient ses prédécesseurs, après une longue instruction religieuse. Il fut sacré sept mois plus tard, à Chartres, Reims étant aux mains de la Ligue.
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17Qu’accordait l’édit de Nantes aux protestants, en 1598 ?
Avec l’accès aux charges et, pour un temps, des places de sûreté. En contrepartie, il rétablissait le culte catholique partout où il avait cessé.
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18Ce que l’édit de Nantes n’était pas, contrairement à ce qu’on dit parfois :
C’était un acte de haute prudence politique, qui confirmait la religion du roi comme religion du royaume. Aucun autre État d’Europe n’avait alors su apaiser pareille déchirure autrement que par la force.
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19Quel accord mit fin, en 1598, à la guerre contre l’Espagne ?
Signée le 2 mai 1598, trois semaines après l’édit de Nantes. La paix intérieure et la paix extérieure furent faites la même année : c’est là toute l’œuvre du règne.
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20Que devint l’édit de Nantes en 1685 ?
L’édit de Fontainebleau, du 18 octobre 1685, y mit fin. Environ deux cent mille sujets passèrent à l’étranger malgré les interdictions, portant ailleurs leur industrie.
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