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1Quel texte a fondé le Conseil du roi ?
Pendant cinq siècles, tout ce qui engageait la France s’y décida, sans qu’aucune constitution l’eût jamais défini. L’ancienne monarchie gouvernait par l’usage.
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2Que traitait le Conseil d’en haut, sous Louis XIV ?
Trois ou quatre personnes y siégeaient, jamais davantage. Il tirait son nom de ce qu’il se tenait à l’étage des appartements du roi.
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3Comment entrait-on au Conseil d’en haut ?
Celui qui l’avait reçu portait le titre de ministre d’État : le seul de la monarchie qui ne corresponde à aucun office, et qui ne se perde que par disgrâce.
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4Qu’étaient les parlements de l’Ancien Régime ?
Le contresens est constant. Le mot ne désigne pas alors une assemblée législative, mais un tribunal souverain jugeant au nom du roi.
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5Qu’est-ce que l’enregistrement d’un édit royal ?
Il vaut publication et authentification. Un texte non enregistré n’existe pas pour les tribunaux : de cette formalité naît tout le pouvoir politique des parlements.
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6Qu’est-ce qu’une remontrance ?
Un texte respectueux, exposant les inconvénients d’une décision. Les magistrats y voyaient le dernier avertissement qu’un roi chrétien pût recevoir avant de se tromper.
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7Par quel moyen le roi pouvait-il ordonner l’enregistrement malgré la cour ?
La cour pouvait alors itérer ses remontrances. Le bras de fer pouvait durer des mois, et les deux camps se réclamaient également du bien du royaume.
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8Qu’était un lit de justice ?
Le roi s’asseyait sur un amas de coussins — le lit — dressé sous un dais dans la Grand’Chambre. En sa présence, la cour n’était plus qu’un corps de conseillers.
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9Quand et pourquoi Philippe le Bel réunit-il la première assemblée d’états généraux ?
Le 10 avril 1302, à Notre-Dame de Paris. Aux prises avec Boniface VIII, il voulut donner à sa cause le poids du royaume entier.
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10Comment l’ancienne France définissait-elle les trois ordres ?
Trois fonctions plutôt que trois classes. Le tiers état réunissait sous un nom unique les bourgeois des villes et, en 1789 seulement, les paysans en nombre.
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11Comment votait-on aux états généraux ?
Le tiers, quoique représentant plus de quatre-vingt-quinze pour cent du royaume, pouvait toujours être mis en minorité par deux voix contre une. Cette règle sera le nœud de 1789.
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12Qu’était un cahier de doléances ?
Chaque assemblée primaire rédigeait le sien ; les assemblées supérieures les fondaient en un cahier de bailliage, porté ensuite au roi.
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13Combien de fois les états généraux ont-ils été réunis en cinq siècles ?
Le roi les convoquait dans les crises, non par périodicité. Entre 1614 et 1789, ils ne furent pas réunis une seule fois.
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14Qui fut le premier agent local de la royauté capétienne ?
Apparu au XIe siècle sur le domaine : il percevait les revenus, rendait la basse justice, entretenait moulins et fours. Dans son ressort, il était le roi tout entier.
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15Qu’institua Philippe Auguste par son ordonnance-testament de 1190 ?
Il partait en croisade et réglait le gouvernement du royaume en son absence. Les baillis devaient tenir des assises publiques chaque mois et rendre compte à Paris trois fois l’an.
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16De quoi l’intendant était-il chargé dans sa généralité ?
Police au sens ancien : l’ordre, les subsistances, les chemins, les manufactures, les hôpitaux, les épidémies. Trente hommes gouvernaient ainsi la France.
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17Qui généralisa l’envoi permanent d’intendants dans les provinces ?
À partir de 1635, quand la guerre contre l’Espagne exigea des sommes que l’appareil ordinaire ne savait plus produire. La Fronde en fit sa première cible, et ils revinrent dès 1653.
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18Que voulait dire la maxime « le roi doit vivre du sien » ?
Terres, forêts, moulins, péages, droits de justice, monnaie. La couronne ne pouvait demander davantage qu’en cas de nécessité, pour la défense du royaume, et du consentement des sujets.
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19Qu’est-ce que la vénalité des offices, organisée par François Ier en 1522 ?
Elle procurait au Trésor des ressources immédiates, au prix d’une administration que le roi ne pouvait plus révoquer : un officier ayant payé sa charge en était propriétaire.
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20Que permettait la paulette, instituée en 1604 ?
L’office devenait un bien de famille. La monarchie y gagna de l’argent tout de suite, et une caste d’officiers inamovibles pour trois siècles.
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